Barry Carter – Le Poker, la solution à l'addiction aux jeux d'argent?

Barry Carter – Le Poker, la solution à l'addiction aux jeux d'argent? 0001

J'ai interviewé récemment l'un des finalistes des World Séries Of Poker 2007, Jon Kalmar. Quel joueur particulièrement honnête ! Il m'a expliqué qu'avant de jouer au poker, il jouait beaucoup dans les casinos, et au delà de ses moyens. Ensuite le poker est arrivé dans sa vie, c'était un moyen moins onéreux d'assouvir ses besoins de jouer de l'argent, et c'est finalement devenu pour lui une carrière extrêmement lucrative.

Ceci reflète ma propre expérience au poker (bon, ok, je n'ai pas gagné 1,25 millions de dollars aux WSOP). J'ai joué assez souvent de l'argent (mais toujours selon mes moyens). Je pariais sur le football, la boxe, les émissions de télé et je fréquentais pas mal les casinos accompagné d'amis. Je me suis même convaincu que j'étais bon au black-jack. De façon générale, j'étais un joueur perdant, sauf en ce qui concerne les paris sur le matchs de boxe pour lesquels je suis très bon, car je suis un grand fan de ce sport.

Ensuite est arrivé le poker. Bien sûr, c'était un jeu de hasard pendant un certain temps, le temps que j'apprenne que Dame-Cinq n'est pas une main monstrueuse. Je croyais qu'elle l'était, mais après avoir joué un certain temps et après avoir lu quelques livres, j'ai commencé à gagner et plusieurs années après c'est ma carrière. Comme Jon Kalmar, je ne joue que rarement ailleurs, je parie toujours sur la boxe, je parie rarement sur le foot et je ne joue plus jamais aux jeux dits de casinos.

Il serait facile de dire que j'ai ma dose de jeu via un nouvel exutoire, mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas. Devenir bon au poker a remplacé mon besoin de joueur de l'argent par un besoin de gagner. Avec les jeux d'argent, l'excitation réside dans l'anticipation, lorsque la roue tourne, l'issue est presque anecdotique, mais au poker, l'excitation est dans la victoire.

J'étais rarement un familier de la gagne aux jeux d'argent (une grosse victoire était rare), mais je le suis lorsque je joue au poker (ce qui signifie que les séries perdantes me blessent plus). Maintenant je ne veux pas parier car je vois que c'est une perte d'argent qui ferait mieux d'être placé dans le poker.

Je ne suis pas le seul à penser cela : je connais beaucoup de personne qui ne jouent plus depuis qu'ils pratiquent le poker. Bien entendu, beaucoup de joueurs pensent totalement l'inverse et peuvent se retrouver à la roulette pendant la pause lors de tournois.

Si vous regardez la situation de « Dusk Till Dawn » (un club de poker anglais actuellement en procès avec les casinos pour des questions de licence), je pense que cela éclaire parfaitement mon point de vue. Les joueurs de poker veulent pouvoir jouer au poker hors des casinos, ils veulent des parties avec de bonnes structures de blinds et des endroits ou le staff n'a pas un ordre du jour camouflé pour les amener aux tables de blackjack.

Les seules personnes barrant la route à l'ouverture des clubs sont bien entendu les casinos qui veulent voir les joueurs de poker près de leurs jeux. Si « Dusk Till Dawn » ouvre finalement, cela prouvera que le poker, bien qu'étant une forme de jeu d'argent, est radicalement différent des paris sportifs et des parties privées, c'est un jeu bien plus proche des échecs que cela ne l'est du black-jack.

Entamons une procédure pour sortir le poker des casinos ! Pas totalement bien sûr, pour que nous puissions prouver à la majorité des gens mal informés que le poker est une solution, et non une cause, au problème des jeux d'argent.

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