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Circus Guillemins organise le premier championnat de poker en Belgique

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Les 17 et 28 décembre 2005 se tiendront les premiers championnats de poker en Belgique. Dotés d'un prix de 70.000 euros, ils seront organisés dans deux casinos séparés pour respecter la législation

du royaume.

Cette première compétition officielle est organisée par le groupe liégeois Circus Guillemins, propriétaire des casinos de Namur (tournoi le 17 décembre) et de Spa (28 décembre), deux villes situées en bordure du massif ardennais. Une conférence de presse se tiendra le jeudi 1er décembre à Namur pour présenter le championnat. L'inscription est de 50 euros le nombre de joueurs pour chacun des tournois est limité à 100 joueurs. Le casino de Namur compte à l'heure ou nous publions une trentaine d'inscris, pour une dizaine à Spa. Le gagnant, c'est-à-dire le joueur de l'un des tournois ayant obtenu le plus de points, sera auréolé du titre de "champion de Belgique". Les dix premiers joueurs se partageront le prix.

Depuis un arrêté royal du 10 mars 2003, l'organisation en Belgique d'un tournoi de poker n'est autorisée qu'une fois par an et par casino. "Nous avons sauté sur l'occasion que nous offre la législation belge en étant les premiers à solliciter l'organisation de tournois en Belgique auprès de la commission des jeux de hasard" nous a indiqué Bernard Rikir, directeur adjoint du casino de Namur. Du fait notamment de cette antériorité, d'après M. Rikir, Circus Guillemins serait en position exclusive pour organiser une telle compétition en Belgique. Et selon la tournure des événements en décembre, la direction envisage une couverture télévisée des éditions à venir.

Du côté de la commission des jeux de hasard, qui affirme avoir contrôlé jusqu'à la qualité des "chips" et demandé une formation spécifique du personnel des deux casinos, il s'agissait également d'une primeur. Lors du tournoi, des experts de la commission viendront sur place pour contrôler à la fois le bon déroulement des opérations et les sommes d'argent générées.

Mais force est de constater que l'heure est à la circonspection pour les pouvoirs publics: "Il existe une demande qui monte en puissance dans l'ensemble des casinos du monde. Il est difficile d'aller contre et nous avons voulu mettre ceci en évidence: d'accord pour la tenue de jeux, mais avec modération. On ne peut pas faire ici comme dans les casinos de Las Vegas avec plusieurs tournois par jour" explique un expert de la commission, Marc Callu.

La possible évolution du secteur des jeux, poussée par la jurisprudence européenne sur les questions de concurrence (arrêt Gambelli), l'actuel débat parlementaire au Royaume-Uni et l'essor spectaculaire des casinos en ligne, semble attiser les velléités de contrôle des jeux de hasard au sein du royaume. Loin du concept du « centre de loisirs » proposé par les entreprises américaines, les casinos en Europe sont souvent affaire de centre-ville ou de club. La Belgique pratique comme un certain nombre de pays européens un monopole d'Etat sur les jeux de hasard. La législation en la matière repose sur une loi du 7 mai 1999. Elle autorise cependant aujourd'hui huit casinos contrôlés par la commission des jeux, un casino par ville selon un récent rapport de l'UNI (Union Network International). Un neuvième casino ouvrira au public début 2006 à Bruxelles, le Grand Casino et ses treize tables de jeux, générant au centre de la capitale près de 250 emplois.

Jeudi 24 novembre, la commission organisait les "Etats Généraux des jeux de hasard" à la Cour d'appel de Bruxelles. Des chercheurs de l'université de catholique Louvain (KUL) ont exposé une étude centrée sur la définition juridique des "jeux de hasard". Les chercheurs ont notamment conclu que "le contrôle de l'exploitation des jeux de hasard reste trop fragmenté et opaque en Belgique" selon le journal la Libre Belgique. Les ministres belges de la justice et des finances, Laurette Onkelinx et Didier Reynders, ont invité la commission des jeux à avancer des propositions "pragmatiques" pour notamment encadrer les jeux sur Internet.

La commission, qui réclame une réglementation plus contraignante depuis trois ans, devrait rendre ces propositions "très bientôt" selon Marc Callu. Ce dernier nous a clairement indiqué que le poker était visé par la loi sur les jeux de hasard, car selon lui, « le poker est un jeu de hasard, ce n'est pas un jeu d'adresse ». Il reste que pour la direction du groupe Circus, « beaucoup de choses positives peuvent déboucher de ces états généraux, par exemple de nouvelles homologations pour exploiter les jeux. En Belgique, pour ne parler que du poker, seul le Stud (sans cagnotte) est autorisé, on espère

pouvoir à l'avenir proposer d'autres types de jeu ».

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