Patrick Bueno ne compte plus que sur 3.000 jetons pour tenter de dépasser ce Day 1B qui pourrait se révéler fatidique pour lui comme pour beaucoup d'autres dont le destin dans ce Main Event Deauville 2009 va probablement se jouer dans l'heure.
Vikash Dhorasoo est quant à lui très détendu avec 28.000 jetons malgré la présence de DevilFish. "Je le connais bien maintenant puisqu'on a passé la plupart du EFOP 5.000$ côte à côte". Les autres joueurs étrangers de la table découvrent avec étonnement que Dhorasoo a joué pour le Milan AC, et a raté de peu une finale de Coupe du Monde. "Et une finale de Ligue des Champions" précise-t-il. Il ne lui reste plus qu'à gagner ce Main Event pour effacer partiellement ces mauvais souvenirs.
Machou Ghaouti a.k.a MachouG
Plusieurs talents français se livrent une furieuse bataille sur la table 11 dont la domination est une des clés pour la suite de leur tournoi. Tandis que Machou Ghaouti alias "MachouG" de l'équipe Everest Poker se débat avec un petit tapis et cherche un bon spot pour doubler, Mathieu Albano et Otto Richard croisent le fer sur un flop .
Albano envoie alors 3.250 jetons pour arracher le pot, ce qu'il réussit puisque Otto Richard jette sa main. Ce dernier n'aura aucun regard et garde sa poker face malgré le , seule carte dévoilée par "FrenchFish" qui emporte ce pot et remonte à près de 13.000 jetons.
Guillaume Darcourt
Les joueurs de la team Poker 770 sont tous encore en course mais Guillaume Darcourt se trouve dans une situation difficile avec seulement 10 blindes devant lui.
Les coups importants de Darcourt, ou comment faire pour passer de 12.000 à 975 puis remonter à 3.000 :
UTG, Guillaume voit d'abord ses Valets payés deux fois (par UTG+1 et BB) pré-flop.
Sur le flop D-9-9, il fait se coucher ses adversaires avec un 'continuation bet' classique de 900. Le joueur UTG+1, qui a beaucoup hésité à se coucher, lui montre 10-J et lui avoue qu'il a eu du mal à lâcher son tirage quinte.
A la main suivante, il relance à 575 UTG+1 et est payé par les mêmes deux joueurs.
Flop : A-R-D.
Check général.
Turn : une brique.
Guillaume mise 900. le premier joueur se couche tandis que le second relance à 2.800.
Guillaume envoie la boite et est payé par la même main qu'au coup précédent : 10-V.
Il tombe à moins de 1.000 jetons.
Il réussit ensuite à remporter un coup à tapis avec paire de 4 contre AK. Un 4 qui tombe au flop offre un brelan au joueur français.
Sur le dernier coup joué avant la pause, le joueur UTG limpe à 200, UTG+1 relance à 600 et Guillaume fait tapis pour 2.100 avec AK.
Ses deux adversaires se couchent (UTG+1 lui montre une paire de 7).
Aurélien "Guignol" Guiglini quitte le tournoi
Avec en main, un joueur déclare "je suis obligé de te payer" à son adversaire du moment, qui retourne .
Le premier implore la croupière avec un accent méridional tonitruant "allez petite, donne moi quelque chose".
Le tableau lui donne de l'espoir : mais aussi un brelan à son adversaire. "Allez un coeur ! Donne-moi un coeur !".
Turn
River et un déçu de plus, mais qui reste en course.
Cette petite scène se répète à l'envi sur toutes les tables où l'action monte en régime et on peut s'attendre à un rythme accru des éliminations alors que le jour décline.
Dernière victime en date de ces confrontation pré-flop, [Removed:13] dit "Guignol" envoie son tapis avec contre une autre paire de Valets. "Les gars à la table ont râlé parce que je me suis levé avant l'abattage. Mais quand tu vois l'après-midi que j'ai passé, personnellement je sais que j'ai déjà perdu" nous confie Aurélien qui avait fait une belle perf cet été en terminant 7e du 1.000$ Deepstack au Venetian de Las Vegas l'été dernier pendant les WSOP.
Tomer Sisley et DevilFish ne sont plus à la même table (Ulliott a été déplacé à la table de Vikash Dhorasoo, qui possède 30.000) mais je les retrouve en grande conversation pendant la pause.
Ulliott explique à Sisley quelques trucs pour ne plus être un "good bad player" et Tomer en vient à regretter de ne plus avoir le joueur anglais à sa table parce que "tant qu'à filer mes jetons, je préférerais que ce soit toi qui les récupère".
Tomer ne devrait pas partir battu : il possède toujours un stack de 15.000 jetons, un poil au-dessus de la moyenne du field (14.100) et conserve toutes ses chances de se qualifier pour le Day 2.
De son côté, Dave 'DevilFish' Ulliott pointe à 29.000.
Les joueurs ont un quart d'heure pour aller fumer et échanger des histoires de bad beats sur la terrasse du casino Barrière, où je vais de ce pas les rejoindre pour recueillir leurs impressions.
Après DevilFish, des nouvelles de FrenchFish ! Mathieu est plus connu sur le net sous le pseudo de "FrenchFish1", il vient de sauver sa peau avec un qui trouve un tirage couleur au flop. Au turn qui amène un cinquième pique, il opère un check raise all in qui envoie son adversaire à tapis, au propre comme au figuré. Après ce coup il est transféré en table 11 avec environ 11.000 jetons.
Vikash Dhorasoo et DevilFish
Outre Nicolas Ragot, quelques joueurs tricolores tirent leur épingle du jeu dans cette seconde "première" journée dont Roger Hairabedian (16.000 jetons) ou Georges Djen, big boss du magazine Live Poker (21.000 jetons) par exemple.
Avec 20.000 jetons en sa possession, Vikash Dhorasoo va avoir du pain sur la planche, puisqu'il remplace Tomer Sisley parti sur une autre table ou il s'est assis en face d'un autre français habitués des grands tournois, Frédéric Fuentes (14.000 jetons). Dans ce jeu des chaises musicales, Dave 'DevilFish' Ulliott retrouve donc une autre "célébrité" hexagonale directement à sa droite.
Quant à Tomer Sisley, il a trouvé deux payeurs pour son maigre tapis dès qu'il s'est assis à sa nouvelle table. Comme il avait une paire d'As, il a pu tripler tranquillement et se retrouve avec une belle pile de jetons, un peu moins de 20.000 à première vue.
Patrick Bueno mal en point
En table 18, l'ambiance est studieuse alors que Stéphane Bazin et Patrick Bueno luttent désespérément pour leur survie.
- Bruno 'King' Fitoussi : 13.000
- Patrick 'Kinder' Bueno : 2.200
- Stéphane Bazin : 6.100 dans un style minimaliste (un jeton de 5.000, un jeton de 1.000 et un jeton de 100)
Le dernier coup joué opposait Fitoussi à Bueno (alors que Bazin était sorti prendre l'air) :
Under the Gun, Bueno ouvre à 500 et tout le monde se couche jusqu'à Fitoussi au bouton qui relance assez pour mettre son adversaire à tapis.
Après un long moment d'hésitation, Bueno couche ses cartes face en l'air : A-10.
Beau joueur, Fitoussi montre les siennes également : AK.