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Alex Dreyfus lève 4,9 millions de dollars et croit à "l'effet boule de neige"

Global Poker Index Parent Company Raises $4.9 Million to Keep ‘Sportifying Poker’

En ce jour de fête nationale, Mediarex Sports & Entertainment, la compagnie propriétaire du Global Poker Index a annoncé une levée de fonds de 4,9 millions de dollars. Alex Dreyfus veut continuer à "sportifier" le poker grâce à des investisseurs asiatiques et européens.

L'objectif de Mediarex (MSE) est "d’agréger l'audience fragmentée du poker, une audience globale de plus de 100 millions de personnes autour du monde".

En plus d'un fond d'investissement de Pékin dont le nom n'a pas été dévoilé, des entrepreneurs comme le Hongkongais Dr. Stanley Choi, le président du D.E. Shaw Group le ChinoisDonald Tang, le patron de Free et LeMonde Xavier Niel ou John Gleasure ont investi dans MSE.

Contacté par PokerNews, Alexandre Dreyfus, CEO de Mediarex, "croit à un effet boule de neige". "Pour la plupart d'entre eux, ils voient déjà le poker en tant que sport. [...] J'ai rencontré de nombreux investisseurs de la planète entière, de la Chine aux USA en passant par l'Europe, et la majorité d'entre eux ont compris le produit que je veux créer. Ils ont donc investi malgré le fait que nous ne soyons qu'en phase de démarrage. Dès que cela va marcher, plus d'investisseurs viendront", assure le Français.

L'argent récolté va pouvoir permettre à Mediarex de lancer "son plus ambitieux projet", la Global Poker League (GPL).

"Le poker est un sport individuel au même titre que le tennis ou le golf. Si le Tennis à la Coupe David et le Golf la Ryder Cup pourquoi ne pourrions nous pas avoir une ligue de poker", explique Dreyfus. "Le poker c'est un jeu avec une histoire mais une industrie jeune. Le jeu de poker continue à grandir. [...] en 2014 il y a eu une augmentation de 9,4% des entrées sur les tournois lives et c'est pareil du côté digital avec un un intérêt fort pour le poker. C'est une audience très importante et le meilleur moyen de l'agréger c'est de promouvoir le poker en tant que sport", décline Alexandre Dreyfus.

"Nous essayons de faire ce qui a été fait pour la boxe, une industrie fragmentée avec beaucoup d'organes de gouvernance différents. Alors que nous pensions que tout avait été fait dans cette industrie, l'UFC a débarqué. Ils ont pris un sport connu de tous et ont transformé le package avec une approche marketing différente. Ils en ont fait un sport nouveau, leur sport", poursuit le CEO de Mediarex.

"L'UFC contrôle l'image de ses athlètes, il travaille avec les joueurs pour construire une histoire. Nous souhaitons faire quelque chose de similaire. [...] Nous allons dépenser des millions pour faire cela et investir dans l'image des joueurs qui participeront à notre ligue", continue Alexandre Dreyfus qui veut créer "un engagement fort des fans et spectateurs, un engagement à même d'amener plus de gens vers le monde du poker".

"Aujourd'hui, une centaine de millions de personne sont engagés dans le poker, cela veut dire que l'on peut encore amener plus de gens à s'y intéresser. La plupart des célébrités du poker sont sponsorisées ou l'ont été dans le passé. Ce sont peut être des bons joueurs, il y en a beaucoup, mais ils sont devenus des stars du jeu grâce à leur sponsor et aux équipes marketing qui sont derrière. [...] Selon moi, cela n'existe plus.Le GPL est une plateforme qui peut permettre de créer de l'engagement", explique Alexandre Dreyfus qui veut donclancer le GPL durant le premier semestre 2016, en Europe ou aux Etats-Unis... avant certainement une visite en Asie.

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Alex Dreyfus

"La Chine pourrait bien être l'épicentre du nouveau poker boom et cette fois ce boom sera propagé par l'eSports, les jeux vidéos et l'industrie des sports. [...] Avec nos nouveaux investisseurs, nous avons la possibilité stratégique de nouer des partenariats en Chine pour aider au développement du poker en tant que sport et de créer un effet domino avec des effets positifs globaux", déclare l'ancien fondateur de Winamax qui veut "minimiser l'aspect gambling du poker" dans la manière dont il promeut le jeu, histoire d'être en phase avec la législation chinoise.

"Il n'y a pas de problème là bas. Si vous pensez qu'il y a un problème c'est que vous pensez que le poker est du gambling. La manière dont nous structurons nos événements et la manière dont nous en faisons la promotion n'implique pas de gambling. Cela nous permet de parler du poker à une échelle globale et je pense que cela va bénéficier à tous dans l'industrie. Nous bien sûr mais aussi les opérateurs, les organisateurs de tournois et les joueurs", termine l'ambitieux français.

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