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Les attaques DDoS ébranlent l'industrie

Les attaques DDoS ébranlent l'industrie 0001
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  • Les équipes de sécurité d'ACR, partypoker et PokerStars ont beaucoup travaillé ces derniers jours...

Alors que les problèmes semblent diminuer, la dernière semaine a été compliquée pour trois sites de poker en ligne. Les opérateurs ont été victimes d'attaques DDoS (Distributed Denial of Service) en série.

Les premiers coups ont été portés vers America’s Card Room (ACR), le dimanche 5 août. Mauvais timing pour l'opérateur qui lançait ses Mini Online Super Series (MOSS), un festival garantissant plus de 10 millions de dollars de dotation globale. ACR a du annuler plusieurs tournois de son festival mais le mal s'est propagé.

Le réseau partypoker et PokerStars ont aussi souffert avec de nombreux tournois qui s'arrêtent durant plusieurs jours.

Pour ceux qui n'y connaissent rien, les attaques Denial of Service permettent au pirate de bloquer temporairement ou indéfiniment les usagers d'un service connecté à Internet en rendant indisponible la machine ou les ressources réseaux de l'opérateur. Selon Wikipedia, c'est avec une avalanche de requêtes destinées au réseau cible que le système atteint sa masse critique et se met en surchauffe, bloquant par là les requêtes légitimes des clients, incapables de jouer. Les pirates attaquent la cible d'une multitude de sources différentes, ce qui complique la tâche des opérateurs une fois l'alerte enclenchée et l'assaut démarré.

Jeudi 9 août, les tournois ont été suspendus puis annulés sur partypoker. L'opérateur a confirmé l'attaque DDoS sur twitter et, le lendemain, Tom Waters a publié un blog explicatif et une note d'excuses sur le blog partypoker.

Waters a indiqué que durant plusieurs heures l'opérateur avait été victime d'une attaque, il a assuré que l'équipe de sécurité "travaillait sans relâche pour minimiser les risques futurs" et éviter des "événements qui sont frustrants pour nos joueurs". Durant le week-end, partypoker a assuré sur Twitter que les remboursements seraient rapides avec des excuses en prime.

Les joueurs de PMU Poker devraient donc logiquement être dédommagés eux aussi rapidement.

PokerStars a lui aussi commencé à être victime d'une attaque globale DDoS, cela à partir du dimanche 12 août. Même le Sunday Million a été interrompu ! Le réseau en .com a été affecté mais les marchés régulés comme l'Italie, l'Inde ou la France ont aussi été touchés selon Poker Industry Pro ($).

Alors que la majorité des joueurs étaient dans l'impossibilité de se reconnecter et de poursuivre leur(s) partie(s), des joueurs situés en Belgique, Roumanie et République Tchèque avaient toujours accès aux tables et volaient les blindes des joueurs absents. Cette situation s'est prolongée durant plus de 40 minutes avant que PokerStars ne mette fin aux tournois concernés et décide de payer les joueurs au moment de l'annulation du tournoi.

Cette décision basée sur la politique d'annulation de Stars n'a pas été bien accueillie par les joueurs lésés ou éliminés durant ce laps de temps et l'opérateur a finalement pris la décision de rembourser les joueurs sur la base de leur hauteur de tapis au moment de la première déconnexion.

Malheureusement pour Stars, une fois la situation résolue... une autre attaque a commencé lundi ! L'opérateur a alors de nouveau du annuler des tournois.

Alors que d'autres "problèmes techniques" étaient mis en avant mardi, les tournois fonctionnaient "normalement". PokerStars pouvait donc publier un nouveau gazouillis sur les réseaux sociaux, histoire de rassurer les joueurs et de certifier une nouvelle fois que les remboursements étaient en cours.

A l'heure d'écrire cet article, la situation semble s'être calmée au niveau mondial et tricolore. L'avenir nous dira si les attaques DDoS continueront à ébranler le monde du poker online. Comment les opérateurs vont-ils se protéger contre les interruptions de service et comment vont-ils répondre aux interrogations et inquiétudes des joueurs qui n'ont pas pas manquées devant la prolifération des problèmes techniques ces derniers jours ?

Le Stars Group détient la majorité des parts d'iBus Media.
Image : www.freeimages.com/Shamseer Sureash Kumar.

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