High-Five avec Kanit, deep-run PSPC et WSOP... Jacqueline Burkhart aime le poker

High-Five avec Kanit, deep-run PSPC et WSOP... Jacqueline Burkhart aime le poker 0001
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  • Joueuse amateur, l'Américaine a conquis les suiveurs par son naturel et son enthousiasme communicatif lors du PokerStars Players Championship. Elle revient sur son expérience aux Bahamas dans une interview...

Finaliste du Ladies WSOP 2018, "un événement fun comme aucun autre dont j'aimerais que l'énergie contamine les autres tournois", Jacqueline Burkhart a terminé 38e (sur 1039 entrants) du PokerStars Players Championship disputé en début d'année aux Bahamas.

La joueuse de Portland a encaissé 86 400$ en partant de zéro... "Mon HendonMob a doublé en une journée", rigole Jacki, une joueuse qui a séduit ses adversaires et les observateurs par son attitude à table et son smile permanent lors du festival PCA 2019.

L'Américaine a raconté son histoire dans un interview à Upswingpoker.

"Mon plus gros buy-in c'est 1500$, deux fois par an... J'ai joué le Main Event WSOP l'été dernier pour la première fois, cela faisait partie de ma liste à faire avant de mourir et puis les étoiles se sont alignées (pour que je joue ce 25 000$ aux Bahamas", se présente Jacqueline, "une maman qui travaille à plein temps".

"Je joue 20 heures en live par mois et je fais la session du dimanche. [...] Mes amis essayent de me convaincre de me mettre au PLO mais je n'ai le temps pour être décente qu'à un seul jeu en ce moment. Et même décent c'est tout relatif", enchaîne la joueuse, toujours modeste et prête à rigoler d'elle même.

Après cette petite présentation, Jacqueline Burkhart explique comment elle s'est retrouvée aux Bahamas. Gagnante du concours #mypokerstory organisé par la Team Pro PokerStars Maria Konnikova, elle a été "choquée" de voir que seulement 86 histoires avaient été soumises. "Je pensais affronter des centaines d'autres récits donc je me suis dit que cela ne valait pas le coup de participer. Quand je me suis décidée c'était plus par amour de l'écriture. Adolescente j'adorais écrire et j'étais curieuse de voir si je pouvais le faire", indique-t-elle avant d'ajouter qu'au fur et à mesure de l'écriture elle est devenue "moins motivée par la victoire sur ce concours que par le fait de produire le meilleur récit dont elle était capable".

Les 5 pages ont retenu l'attention de la joueuse professionnelle qui lui a octroyé un des 320 Platinum Pass à 30.000$ pour les Bahamas. "J'avais trois mois pour me préparer et je savais que j'en avais besoin. [...] J'ai demandé de l'aide pour trouver le moyen d'améliorer mon jeu rapidement et il m'a conseillé la MasterClass de Nick Petrangelo. Comme j'avais déjà acheté du contenu fait par Upswing et que j'en étais contente, j'ai choisi cette option", raconte l'Américaine qui a ensuite "passé la totalité de (s)on temps libre dessus".

Jacqueline détaille ensuite son programme de révisions et l'importance de l'éventail de mains à jouer préflop avant de confier que la dernière semaine a été consacrée "au mental, au yoga et à la méditation". "Je suis une novice dans ce genre de trucs mais cela m'a vraiment aidé à me préparer à jouer mon meilleur poker au moment voulu", assure-t-elle.

L'interview glisse ensuite dans des développements stratégiques et la joueuse fait un bilan de la joueuse qu'elle était avant ce travail acharné menant aux Bahamas et ce tournoi à 25.000$. Place ensuite aux souvenirs d'un festival magique. "Il y avait tellement de grands joueurs et de stars du jeu. J'adore parler et je suis une récréative de coeur donc ceux qui m'ont le plus impressionné sont ceux qui privilégient l'aspect fun. [...] Upeshka de Silva et Chance Kornuth ont super bien joué et provoquent une tonne de fun aux tables", commence la joueuse US.

"Celui qui sort du lot Mustapha Kanit. On s'est battu (pas très intelligent de ma part) et même si j'ai pas gagné un coup contre lui c'était marrant, on se faisait des blagues et on s'envoyait des piques. Même quand j'ai essayé de le bluffer une deuxième fois, il m'a snap à la vitesse de la lumière avec dernière paire en disant 'je t'aime bien, tu es une aggro-donkey'... On en a rigolé et ca s'est terminé par un high-five", confie

Mustapha Kanit

"C'est mon plus gros moment de poker. KANIT m'a dit que j'étais Aggro... bon il a aussi dit que j'étais un donk !" s'interroge Jacki, enchantée de l'expérience.

"Je sais que je ne suis pas un grand joueur mais je tiens les cartes. Dans mes tournois habituels je suis parmi les meilleurs à ma table... cela n'a jamais été le cas au PSPC. [...] j'étais souvent le fish, la cible à presque toutes les tables durant ce tournoi. Je le savais et j'ai essayé d'en tirer avantage. Observer, choisir mon spot, cultiver mon image et ne pas avoir peur quand il fallait y aller. J'avais deux cartes comme tout le monde, les maths sont les mêmes pour tous et ils ratent le flop aussi souvent que moi... moi je n'avais rien à perdre et eux ils jouaient 25.000$", enchaîne la joueuse, fière d'avoir "développé et exécuté sans peur un plan même à des tables dures".

"J'ai beaucoup de mains à raconter mais ce n'est pas trop fun", indique-t-elle avant de laisser convaincre de raconter une main à la bulle contre Chris Vogelsang puis celle qui lui a permis de passer le million de jetons.

Retour ensuite sur son parcours au Ladies WSOP : "J'ai connu un Jour 1 compliqué. Le tournoi est une mer de tables qui semblent faciles et je me retrouve avec Kelly Minkin, Lexi Gavin, Cherish Andrews, Natalie Hof, Katie Swift et une finaliste de 2017 (Alexis Sterner). Bref pas spécialement la table soft dont tu rêves pour débuter... j'ai du jouer mon meilleur poker pour emballer 17 blindes et après j'ai tout touché au Jour 2".

"J'ai réussi à ne pas tout foirer à partir de là, je crois qu'avec mes cartes la plupart des gens auraient fait pareil. Je suis restée concentrée pour atteindre la dernière journée", enchaîne-t-elle avant de parler de sa finale. "[...] Je suis fière de ma 5e place [...] Une chose est sûre j'avais le plus gros, le plus vocal et le plus bourré des rails ! Les joueurs de poker du Nord Ouest se montrent toujours pour encourager les autres", termine celle qui "aime le jeu" et n'a commencé qu'à jouer dans les casinos il y a moins de dix ans.

"Je travaille mon jeu depuis 4 ans et je me fais coacher depuis deux ans. Chaque mois quand je regarde d'où je viens et que je vois mon niveau de jeu 6 mois plus tôt j'ai peur", rigole celle qui veut "continuer à avoir des vacances poker gratuites".

"Je n'essaye pas de devenir une professionnelle, j'aime le challenge pour le challenge. Je veux jouer en conscience et apprendre quelque chose à chaque session... et c'est tellement excitant d'aller loin dans un gros tournoi", finit la joueuse.

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