Andy Beal Aurait Esquivé une Dette de Poker de 15 M$ envers Tobey Maguire
L’acteur Tobey Maguire a témoigné mercredi dans le cadre du procès pénal pour fraude fiscale de Tom Goldstein, au sujet de la période durant laquelle il avait mandaté l’avocat aujourd’hui mis en cause afin de récupérer une dette de poker de plusieurs millions de dollars auprès d’un « homme d’affaires texan ». Cet homme d’affaires s’est avéré être le milliardaire et banquier Andy Beal, joueur de poker de longue date dont les affrontements en heads-up sont largement documentés.
Maguire, cité comme témoin par l’accusation, a expliqué aux jurés du Maryland avoir engagé Goldstein pour recouvrer une dette de jeu de 7,8 millions de dollars — soit la part de Maguire sur les 15,6
millions de dollars remportés face à Beal lors d’une partie de poker disputée en décembre 2019. Bloomberg Law rapporte que le milliardaire en question était bien Beal.
Beal a tenté de régler sa dette de poker
Le témoignage de Maguire, surtout connu pour son rôle dans le blockbuster de 2002 Spider-Man, est intervenu alors que le procès entrait dans sa troisième semaine.
Selon Reuters, Maguire a indiqué avoir rencontré Goldstein par le biais de « cercles de poker » et lui avoir versé 500 000 dollars d’honoraires pour l’avoir aidé à récupérer la dette de poker.
L’acte d’accusation visant Goldstein apporte des détails sur la partie de poker high stakes disputée entre Maguire et Beal à Dallas en décembre 2019. Il affirme que Goldstein a battu Beal pour 15,6 millions de dollars et que Beal « n’a pas payé en temps voulu l’Acteur (Maguire) ni les autres joueurs — auxquels l’homme d’affaires texan (Beal) devait séparément des centaines de milliers de dollars sur des paris parallèles ».
« Le défaut de paiement de l’homme d’affaires texan envers l’Acteur s’est poursuivi jusqu’en 2021, bien qu’entre-temps l’homme d’affaires texan ait proposé à l’Acteur et aux joueurs annexes un accord visant à régler ses dettes de poker en payant un montant nettement inférieur à celui réellement dû », précise l’acte d’accusation.
Maguire a refusé cette proposition de réduction et a engagé Goldstein comme représentant légal afin de recouvrer la somme due. Une fois la dette récupérée, Maguire a versé à Goldstein 500 000 dollars d’honoraires, transférés à l’investisseur immobilier californien Bob Safai pour éponger une dette de poker de Goldstein.
Lors du contre-interrogatoire, Maguire a indiqué aux jurés qu’il n’était pas rare, dans le milieu du poker, que ce type de transactions ne fasse l’objet d’aucune documentation écrite, selon Bloomberg Law.
Les parties de heads-up de Beal sont entrées dans la légende et sont notamment racontées dans l’ouvrage culte The
Professor, the Banker, and the Suicide King: Inside the Richest Poker Game of All Time. Le livre relate l’arrivée de Beal à Las Vegas à la recherche des plus grosses parties et ses affrontements face à une équipe de joueurs d’élite comprenant Doyle Brunson, Phil Ivey, Jen Harman et Ted Forrest.
Beal aurait également joué contre un autre milliardaire, Alec Gores, qui a témoigné plus tôt lors du procès et que Goldstein aurait battu pour plus de 26 millions de dollars en 2016.
Un joueur de poker high stakes témoigne
La troisième semaine du procès a aussi été marquée par le témoignage du joueur de poker high stakes Vivek Rajkumar, qui totalise plus de 8 millions de dollars de gains recensés sur The Hendon Mob et a terminé cinquième du Triton Million for Charity 2019 pour 3,6 millions de dollars.
Selon Reuters, Rajkumar a indiqué avoir gagné entre 200 000 et 300 000 dollars lors de parties de poker disputées contre Goldstein, tandis que Bloomberg Law rapporte que le joueur aurait accordé à Goldstein un prêt à court terme de 200 000 dollars en mars 2020.
Cette semaine encore, les procureurs ont assigné à comparaître les journalistes du New York Times Jeffrey Toobin et Rudy Lee à propos d’un portrait et entretien fleuve avec Goldstein publiés en décembre 2025.
Dans une requête visant à annuler ces assignations, obtenue et examinée par PokerNews, l’avocat de Toobin et Lee a estimé que celles-ci constituent « une intrusion sérieuse dans le processus de collecte de l’information, susceptible de dissuader le journalisme à l’avenir ».
Les chefs d’accusation visant Goldstein incluent l’évasion fiscale, la falsification de déclarations fiscales, le non-paiement d’impôts et la fourniture de fausses informations à deux établissements de crédit distincts. Le procès devrait s’achever à la mi-février.







