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Poker Casino - MGM Mirage au bord de la faillite

Poker Casino - MGM Mirage au bord de la faillite 0001

Depuis quelques jours, les investisseurs anticipaient de possibles problèmes du côté de MGM Mirage, le groupe américain possédant dix des plus gros casinos de Las Vegas (Bellagio, Mirage, MGM Grand...) La rumeur a pris corps avec une annonce d'MGM Mirage le 3 mars 2009. Du propre aveu du groupe américain, il pourrait ne pas être capable d'honorer toutes ses dettes en 2009.

Les résultats du groupe propriété du milliardaire Kirk Kerkorian pour le 4ème trimestre 2008 s'étaient fait jusque là étrangement attendre. Aucune date de publication officielle n'était annoncé par MGM. Finalement, l'opérateur de casino avait annoncé durant la dernière semaine du mois de février 2009 qu'il s'apprêtait à utiliser 4.5 milliards de dollars de crédit 'revolving', ne lui laissant plus que 842 millions de dollars de réserves financières. Suite à cette annonce, les trois principales agences de notation financière, Moody's, Fitch et Standard & Poor's, déclaraient avoir rétrogradé l'indice de solvabilité de MGM.

le groupe de casinos MGM Mirage au bord de la faillite

Mardi 3 mars 2009, le groupe propriétaire des casinos Bellagio, du Mirage et du MGM Grand annonçait être actuellement dans l'incapacité de transmettre ses résultats financiers annuels à la SEC (Security and Exchange Commission, l'équivalent de la COB en France (le gendarme de la Bourse) puisqu'étant toujours en train d'évaluer sa situation financière.

Dans son courrier à la SEC, MGM estimait ne pas pouvoir honorer tous ses remboursements d'emprunts en 2009. Le défaut de paiement de sa dette principale risquait d'avoir des répercussions en cascade sur ses autres lignes de crédit. Le courrier continuait en expliquant que MGM était en négociation avec ses principaux bailleurs mais qu'il n'avait aucune certitude quant à l'issue finale des-dites discussions. MGM a fixé une date pour l'annonce officielle de ses résultats : le 17 mars 2009.

La ligne sur laquelle se focalisent tant les investisseurs que les joueurs est la dernière du communiqué, où MGM constate "Il est vraisemblable…que les résultats financiers consolidés (de MGM) au 31 Décembre 2008 contiendront un paragraphe détaillant la capacité (de MGM) à continuer ses activités."

Les casinos américains dans le rouge

MGM Mirage n'est que l'une des nombreuses sociétés de casinos se battant pour leur survie. Trump Resorts est officiellement en faillite. Et Station Casinos devrait annoncer sa propre banqueroute un peu plus tard cette semaine. la raison à tout cela est à rechercher en grande partie du côté de la crise économique, qui a conduit les consommateurs à réduire de manière drastique toutes leurs dépenses 'superflues', comme les jeux d'argent justement. La commission des jeux du Nevada a annoncé que les revenus du Jeu sur le Strip (la principale avenue de Vegas) avaient connu une baisse de respectivement 25,7%, 16% et 23.2% aux mois d'octobre, novembre et décembre 2008. Mais les sociétés qui s'en sortent comparativement le plus mal sont aussi celles qui ont contracté les dettes les plus importantes en ces temps où le crédit se resserre de plus en plus. MGM Mirage supporte une montagne de dettes, essentiellement destinée à financer le projet du CityCenter, estimé à 9 milliards de dollars, avec une première tranche d'1,2 milliard arrivant à échéance en 2009 et 1,2 milliards supplémentaires en 2010.

La situation des casinos en France

En France, la situation ne semble pas aussi catastrophique, heureusement. Il faut dire que les groupes français s'endettent généralement moins que leurs confrères américains et font plus appel à l'auto-financement, ce qui limite leur capacité de développement mais leur permet de mieux s'en sortir lors d'une période de resserrement du crédit.

Durant une conférence de presse commune le 19 novembre 2008, les trois principaux syndicats patronaux présentaient les résultats du secteur en pointant le recul du Produit Brut des Jeux (la différence entre les mises et les gains, soit le chiffre d'affaire du casino) entre 2007 et 2008 : - 10,2%. Ces chiffres sont néanmoins à prendre avec précaution puisqu'ils sont calculés à 'périmètre constant', c'est-à-dire sans prendre en compte les nouvelles ouvertures de casinos durant l'exercice écoulé. Mais enfin, ce chiffre était de +3,07% entre 2006 et 2007 et l'on voit donc que le PBJ par casino a tendance à reculer.

A cela plusieurs explications, à commencer par l'interdiction de fumer dans les casinos qui, à en croire les principaux leaders du secteur (Partouche, Barrière, Tranchant, Moliflor), leur a coûté beaucoup de clients. Egalement en cause : la crise économique, le manque de renouvellement de l'offre de jeux et la concurrence illégale sur Internet.

Mais l'annonce Jeudi 5 mars 2009 du ministre du Budget Eric Woerth de l'ouverture à la concurrence du secteurs des jeux d'argent sur Internet dès le 1er janvier 2010 devrait contribuer à changer la donne. Même si cette ouverture ne concerne pas les jeux de casino 'traditionnels' (roulette, machines à sous), elle englobe tout de même le poker et les paris hippiques et sportifs. Surtout, la volonté affichée par le Projet de Loi d'assurer l'égalité fiscale entre offre 'physique' et 'en ligne' semble bien augurer de la suite donnée par le Gouvernement aux demandes répétées des grands casinotiers d'alléger la pression fiscale de l'État sur leurs établissements.

Internet et le poker au cœur du débat pour les casinos

Les casinos semblent avoir épuiser les ressources qu'ils proposent dans leurs établissement. Au même titre que les machines a sous sont venus les tirer du gouffre deux décennies plus tôt, Internet et le poker semblent devenir leur cheval de bataille.

Les grands groupes réclament la poker en ligne avec obstination en se heurtant aux lenteur administratives de la France. Leurs revenus sont sérieusement affectés pour l'exercice 2008, et certains publient des bilans assez alarmants. Le poker en ligne et le pilotage de leurs établissement par le biais d'internet pourrait redonner un second souffle. La seule question sera de savoir si il n'est pas déjà trop tard pour s'engager dans cette bataille? Les énormes salles en ligne déjà plus que rodées, ne craignent pas trop que ces casinos live sans trop d'expérience viennent les concurrencer dans le domaine du poker. Alors que le marché est très largement exploité, la France se réveille subitement, peut être est il déjà trop tard.

Dés le début des années 2000, internet et les salles en ligne annonçaient déjà le sacrosaint "faites vos jeux".

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