Banijay Gaming, Propriétaire de Betclic, Met la Main sur les Casinos JOA
Banijay Gaming, maison-mère de Betclic, a annoncé l’acquisition du groupe JOA auprès des fonds Blackstone et Kings Park Capital. L’opération, qui reste soumise aux procédures habituelles de consultation et aux autorisations réglementaires, devrait être finalisée au cours du second semestre 2026.
Avec ce rachat, Banijay met la main sur l’un des principaux réseaux de casinos en France. JOA exploite 33 établissements sur le territoire, accueille plusieurs millions de visiteurs chaque année et a généré un produit brut des jeux de 430 millions d’euros en 2025.
Un rapprochement entre jeu en ligne et établissements physiques
Déjà présent dans les paris sportifs et le poker en ligne via Betclic, Banijay Gaming poursuit ainsi sa stratégie de diversification. Après l’acquisition de Tipico en 2026, le groupe ajoute désormais une importante activité de casinos terrestres à son portefeuille.
L’objectif affiché consiste à renforcer les passerelles entre les expériences numériques et physiques. Dans cette logique, les casinos JOA pourraient devenir un nouveau relais pour les offres existantes de Banijay Gaming, notamment autour du poker, des tournois live ou des opérations promotionnelles croisées avec Betclic.
Continuité annoncée à la tête de JOA
Selon le communiqué, l’acquisition ne devrait pas entraîner de bouleversement immédiat pour les équipes et les clients des casinos JOA. Laurent Lassiaz restera président du groupe, aux côtés de l’équipe dirigeante actuelle.
Banijay Gaming insiste sur une volonté de préserver le modèle opérationnel de JOA, tout en accompagnant son développement grâce à ses ressources en technologie, données et intelligence artificielle.
Une évolution du modèle des casinos français
Le rachat intervient dans un contexte où les casinos français ne se limitent plus uniquement aux jeux traditionnels. Ces dernières années, plusieurs opérateurs ont développé une offre plus large autour de la restauration, des bars, des spectacles et des loisirs.
JOA s’inscrit déjà dans cette dynamique, avec des établissements pensés comme des lieux de divertissement plus complets. Cette orientation correspond à la stratégie de Banijay, qui cherche à combiner contenus, divertissement, jeu en ligne et expérience physique.
Quelles perspectives pour le poker ?
Pour le poker français, cette acquisition pourrait ouvrir de nouvelles possibilités. Betclic dispose déjà d’une offre de poker en ligne, tandis que JOA possède un réseau de casinos susceptible d’accueillir des festivals, des étapes régionales ou des finales live.
À terme, un modèle mêlant qualifications en ligne et tournois en casino pourrait être développé, à l’image de ce que proposent déjà plusieurs opérateurs internationaux. Pour l’instant, aucune annonce précise n’a été faite sur ce point, mais la complémentarité entre Betclic Poker et les établissements JOA constitue l’un des axes les plus évidents de cette opération.
Un marché français toujours très encadré
L’opération intervient dans un environnement réglementaire particulier. En France, les casinos physiques fonctionnent sous délégation de service public, tandis que les jeux de casino en ligne comme les machines à sous, la roulette ou le blackjack restent interdits.
Dans ce contexte, l’association d’un acteur majeur du jeu en ligne avec un réseau important de casinos terrestres représente un avantage stratégique. Banijay Gaming pourra ainsi s’appuyer à la fois sur l’expertise digitale de Betclic et sur l’ancrage local de JOA.
Avec cette acquisition, Banijay confirme son ambition de devenir un acteur majeur des jeux d’argent en Europe, tout en misant sur un modèle combinant plateformes numériques, établissements physiques et divertissement.



