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Stratégie poker : Erreurs courantes dans la lecture des mains adverses

Stratégie poker : Erreurs courante dans la lecture des mains adverses

Tout le monde reconnaît que le poker compte une part de compétence mais, parce que chaque situation est unique, il est fréquent de se méprendre lorsque l'on s'évalue soi-même. Vous avez probablement déjà vu un mauvais joueur tourner une main en bluff sans savoir quelles sont les raisons qui le font miser et se féliciter d'avoir si bien joué quand les choses tournent en sa faveur.

Transformer une main en bluff dans les bonnes circonstances peut-être très bien joué et montrer un haut niveau de compétence. Mais cela est aussi fait aléatoirement par de nombreux joueurs médiocres qui ignorent ce qu'ils sont en train de faire. Faute de savoir quoi faire, ce joueur mise ou relance par défaut.

La différence entre un bon jouer et un mauvais joueur

Quelle est la différence entre le joueur compétent qui sait transformer une main en bluff et forcer son adversaire à faire un fold difficile et un mauvais joueur qui gagne le pot accidentellement ? Si vous avez deviné le mot "intention", vous avez juste.

Le joueur compétent fait une estimation de la range adverse, analyse comment son adversaire réagirait à une agression et agit de manière à obtenir le résultat voulu. La mauvais joueur agi en fonction de ses émotions. Il cherche à obtenir un certain résultat, mais ne sait pas comment y parvenir. Il agit selon ses sentiments, ce qui peut donner des résultats très variables.

Voici un exemple de ce que j'avance.
Hero ouvre à 30$ sur une table aux blinds à 5$/10$ avec des stacks effectifs de 1.000$. Il reçoit {6-}{6-} en position intermédiaire. Villain paye au cutoff et vient le flop {10-}{7-}{3-}. Hero fait un continuation bet de 40$, Villain call. La turn est une {q-}. Hero check, Villain check et un {k-} tombe river. Hero décide de transformer sa main en bluff et mise les trois quarts du pot. Dans cette exemple, Hero estime que son adversaire a une paire mais pas supérieure aux Dix. Hero réalise qu'il est plus facile pour lui de représenter une main de type Broadway [deux cartes entre le Dix et l'As] que ça ne l'est pour Villain. Aussi Hero mise pour faire passer les paires qui seraient supérieures à ses Six.

A l'inverse un mauvais peut tout à fait jouer de la même manière, mais son processus de réflexion sera différent, dans le genre : "J'ai une paire de Six, c'est une paire, alors je mise". Sur le flop {10-}{7-}{3-}, il se dira "Je ne pense pas qu'il ait touché, je vais miser 40$". Sur la {q-} turn : "C'est une autre grosse carte. Beaucoup de mains me battent à présent, je vais checker". Sur le {k-} : "Il checke, je peux gagner si je mise 110$". Son adversaire passe et Villain se dit "J'ai réussi !"

Comme vous pouvez le voir dans cet exemple, il y a plusieurs erreurs dans le raisonnement du mauvais joueur. La Dame turn n'est pas vraiment une carte à craindre car elle améliore peu la range de l'adversaire. De plus, il ne réfléchit pas à ce que peut-être la range adverse sur la river. Il prend sa décision seulement sur le fait que son opposant a checké avant lui. Si l'adversaire avait misé la Dame face au mauvais joueur, il aurait probablement pris le pot (en particulier s'il avait continué à agresser avec une nouvelle mise river) bien que cette ligne représente une très petite range en réalité.

Jouer pour gagner sur le long terme

Prenons un autre exemple, montrant comment ces erreurs peuvent être coûteuses.

Hero ouvre 30$ sur table aux blinds 5$/10$ avec des tapis effectifs de 1.000$, avec {3-}{3-} en milieu de parole. Villain call au cutoff pour trouver le flop {2-}{2-}{6-}. Hero fait un continuation bets de 40$. Villain call. La turn est un {8-}. Hero check, Villain aussi. La river est un {4-}. Hero check, Villain check à son tour et les cartes sont retournées. Villain montre {5-}{5-} et prend le pot.

Pour le mauvais joueur, le raisonnement est le suivant : "J'ai paire de Trois, c'est une paire, je relance". Sur le flop {2-}{2-}{6-} : "Je ne pense pas qu'il ait touché, je vais miser 40$". L'adversaire paye et la turn est un {8-}. Arrêtons nous là.

Ici, je vois deux façons de jouer. Le mauvais joueur mise la turn car il se dit : "Je pense toujours qu'il n'a rien et je veux savoir où j'en suis". Le mauvais joueur checkera probablement la river quand il réalisera qu'il est certainement battu. Ou à l'inverse, le mauvais joueur va checker la turn et miser la river. Le raisonnement pour miser river est similaire à celui du premier exemple. Le mauvais joueur est incapable de voir la différence entre les différentes textures de board, et la manière dont cela affecte la range de son adversaire. Le mauvais joueur va souvent perdre une street de valorisation à cause de son mauvais processus réflexif.

Tout le monde à des tendances similaires à celles du "mauvais joueur" dont j'ai parlé. Ces exemples sont poussés à l'extrême pour illustrer mon propos. Parfois, on peut gagner avec un mauvais raisonnement, mais sur le long terme cela finit par coûter de l'argent. Rappelez vous que le poker est un jeu qui se joue sur le long terme et qu'être un joueur gagnant, c'est prendre des décisions correctes sur le long terme.

David Randall est instructeur pour Pocket Fives Training. Il compte plu sde cent heures de vidéos de coaching à son actif et plus de 120 élèves. Récemment, il participe au projet 3D Poker Training, avec Sorel Mizzi. Le prochain camp se tiendra à Londres le 04 octobre prochain. Plus d'infos sur la page Facebook 3D Poker Training et le site 3D Poker Training.

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