WSOP : Comment j'ai fait l'argent au Main Event

How I Survived The WSOP Main Event Bubble

Introduction

Je suis un joueur de tournois à petits et moyens buy-ins, venu à Las Vegas cette année avec l'intention de jouer les tournois à 400$ du Planet Hollywood programmés tout l'été. Mes amis m'ont persuadé de vendre des parts pour disputer le Main Event des World Series of Poker.

Le jour 1, ma grosse blind a été constamment attaqué par le professionnel bien connu, Phil Laak. J'ai en plus réussi à survivre à un set up, brelan contre brelan, dans un pot qui avait été 3-bet, toujours contre Laak !

Lors des days 2 et 3, j'ai dû faire face à des pros - que je ne connaissais pas - encore plus agressifs. Je me suis malgré tout débrouillé pour survivre.

Après mon troisième dinner-break, je me suis retrouvé à la bulle du plus gros tournoi de poker de la planète. C'était évidemment la plus grosse bulle à laquelle j'ai été confrontée. S'il y a bien une situation où j'ai choisi de privilégier l'argent plutôt que les jetons ce fut celle-ci. Je n'étais pas supposé aller aussi loin, mais une fois dans cette situation, j'ai décidé de faire tout mon possible pour au moins atteindre l'argent.

Voilà comment j'y suis parvenu.

1. Connaître le tapis moyen

Si vous devez regarder le tableau d'informations lumineux, une des informations disponibles est le tapis moyen. Dans un tournoi comme le Main Event, où il y a tant de différence entre les plus gros tapis et les plus petits, cette information est toujours utile. J'avais besoin de savoir combien le joueur au milieu du peloton détenait. Cette donnée allait m'aider à savoir combien de joueurs avaient moins de jetons que moi.

J'ai demandé à mon ami Russ de calculer ce chiffre pour moi. La liste au début de la journée montrait qu'avec 1 796 joueurs au début de la journée, les tapis des joueurs situés aux 898 et 899e places possédaient autour de 92 000 jetons. Alors que la moyenne à cet instant était approximativement autour de 107 000, il y avait donc une différence de 10 grosses blinds.

Lorsque la moyenne est au-dessus du tapis du joueur en milieu de classement, cela signifie que le nombre de joueurs au dessus de celui-ci est inférieur au nombre de joueurs détenant moins de jetons. Avec sensiblement plus que la moitié du tapis du joueur situé à la moitié, je me suis estimé en bonne position pour atteindre les places payées, considérant qu'il y avait probablement de nombreux joueurs avec un stack approchant seulement le quart de ce tapis moyen.

2. Connaître le coût par orbite et le temps par orbite

En allant en dinner-break, j'avais 48 000 sur des blinds 1 500/3 000, ante 500. Mon ami, lui aussi short stack, Nate Meyvis, pensait que la bulle allait durer environ deux orbites supplémentaires jusqu'aux 51 éliminations nécessaires pour atteindre le nombre magique de 1 000, le nombre de places payées.

Nous estimions qu'à une une table de neuf joueurs, une orbite complète allait coûter 9 000 jetons et durer 20 minutes. Si nos prévisions étaient correctes, je pouvais folder pendant 40 minutes et toujours avoir un tapis de 30 000, soit 10 grosses blinds une fois dans l'argent.

Etant donné que presque 15% du field allait être payé et qu'un tiers des joueurs récompensés (352) seraient tous payés 15 000$ (le palier minimum), être dans l'argent me semblait une priorité essentielle. Par ailleurs, les paliers suivants étaient relativement faibles jusqu'à ce que l'on soit descendu à moins de 100 joueurs. Je n'aurai pas d'opportunité de bénéficier d'un palier de paiement de 15 000$ jusqu'à ce que j'atteigne la 72e place. Considérant que je n'avais jamais dépassé les 100 000 jetons de tapis depuis le début du tournoi, mes chances d'y parvenir étaient pour le moins réduites.

3. Ne provoquez pas d'action

Participant pour la première fois au Main Event, je me tenais à ce plan. Alors imaginer mon dilemme lorsque je me suis soudain retrouvé avec {k-}{k-} en début de parole avec une quinzaine de blinds et approximativement 20 joueurs à éliminer avant que la bulle n'éclate.

J'avais un plan très sur pour atteindre l'argent. Un joueur prêt à prendre des risques aurait certainement fait une relance minimum, espérant être payé ou relancé par un joueur ayant {a-}{x-} ou une paire plus petite, mais moi j'ai préféré envoyer mon tapis. Accepter de prendre le risque de sauter (entre 20 et 30%) pour monter des jetons n'est pas une mauvaise option, mais shove pour augmenter au maximum ma fold equity et mes chances de signer un cash dans le Main Event était la meilleure solution.

4. Ne soyez pas un héros

Une fois ce all-in remporté sans encombre, les meilleurs joueurs de la table savaient que je possédais assez de jetons pour patienter. Ils en ont donc profité pour attaquer ma grosse blind avec n'importe quelles cartes. Dans des circonstances normales, lorsque les joueurs ouvrent avec des ranges très larges et vous offrent des cotes intéressantes, vous pouvez défendre avec des mains aussi variées que deux cartes assorties ou deux cartes pouvant faire une suite.

Mais quoi qu'il en soit, à la bulle du Main Event, j'avais décidé de ne pas combattre contre ces agressifs voleurs de blinds. Je savais pertinemment qu'ils avaient des poubelles, mais je n'étais pas en position de jouer au héros et de leur donner une leçon. Si j'avais défendu, ils étaient tous capables de me mettre une terrible pression post flop pour me forcer à abandonner une tonne de mains marginales.

5. Pas de honte à gagner du temps (stalling)

La bulle a duré un peu plus long que ce j'espérais, me causant un début de panique. J'ai alors remarqué que les short stacks autour de moi avaient commencé à stall (prendre le temps maximum pour sa décision). Ils prenaient un temps énorme sur chaque main alors qu'il était clair qu'ils n'avaient absolument pas d'autres intentions que se coucher. J'avais jusqu'alors toujours refusé de telles pratiques. J'ai dit à un groupe de bons joueurs que je ne comptais pas stall, mais que j'étais content que d'autres à table le fassent.

Ils m'ont immédiatement répondu que cette stratégie avait une vraie justification au cours d'une bulle comme celle-ci. Ils ont reconnu que c'était malheureux qu'autant de joueurs choisissent de stall et que peut-être la structure de ce tournoi y incitait. Que ce soit bien ou non, de nombreux joueurs le faisaient et s'y je m'y refusais, je serai désavantagé en tant que short stack. Avec leur permission, j'ai commencé à prendre quelques secondes supplémentaires avant de jeter mes cartes, faisant ainsi comme les joueurs que je détestais auparavant, mais les 15 000$ en perspective valaient bien ce petit arrangement.

Conclusion

Peu de temps après l'explosion de la bulle, j'ai reçu {7-}{7-} de grosse blind et envoyé mon tapis contre une joueuse agressive, qui avait la réputation d'être une adepte du slow roll. Elle a demandé le compte de mon temps et après réflexion a décidé de payer avec {a-}{a-}...

Ca ne m'a pas ennuyé du tout. Pour moi rempartir avec un cash dans le Main Event ressemblait à une victoire. Et je n'y serais pas parvenu sans mes amis et coachs qui m'ont donné leur assentiment pour jouer comme la serrure que je suis naturellement.

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