Statistiques poker : différencier les joueurs larges et serrés grâce au VPIP

Statistiques poker : différencier les joueurs larges et serrés grâce au VPIP

Cet article est le premier d'une série qui va aborder les différentes statistiques utilisées au poker et disponible grâce à des logiciels d'aide à la décision du type PokerTracker ou HoldemManager. Notre objectif est de créer un guide qui permettra d'utiliser ces statistiques aux tables, tant en tournois qu'en cash game. Nous espérons qu'après avoir lu cette série, vous vous sentirez aux tables comme un "Terminator", capable d'analyser correctement les statistiques disponibles.

VPIP : l'argent volontairement investi dans le pot

Les logiciels d'aide à la décision ("trackers") permettent d'afficher à côté de chacun des joueurs assis à la table une petite fenêtre appelée "HUD" qui affiche des statistiques. Savoir utiliser ces statistiques donnent un avantage considérables comparés aux joueurs qui n'en disposent pas ou les utilisent mal. Avoir un logiciel qui affiche des stats n'est pas suffisant pour avoir un "edge" sur ses adversaires, encore faut-il apprendre à analyser et interpréter ces informations correctement. Et ce n'est pas une tâche facile.

Les débutants confrontés à la terminologie des trackers se sentent souvent perdus et imaginent qu'il s'agit de quelque-chose de complexe et inextricable. Aujourd'hui nous commencerons avec la première et la plus simple des statistiques appelée VPIP. Le VPIP (ou VP$IP) est l'abréviation de "Volontarily Put Dollars In Pot", c'est-à-dire le pourcentage de fois où un joueur choisit volontairement d'investir de l'argent dans le pot préflop. Ce pourcentage augmente à chaque fois qu'un joueur décide de suivre, miser ou relancer préflop. Il ne prend pas en compte les flop vus lorsque l'on check la big blind, qui est une mise forcée et non pas volontaire.

Ce pourcentage permet de déterminer facilement l'éventail de mains avec lesquels vos adversaires décident de rentrer dans un pot. Un logiciel comme PokerStove permet de voir à quelles mains correspond un pourcentage donné. Il faut pourtant garder à l'esprit que c'est une estimation générale, chaque joueurs ayant ses préférences : certains adorent jouer les connecteurs assortis, d'autres les As même mal kické.
D'une manière générale, cela reste un très bon indicateur de la sélection de mains (range) préflop d'un joueur. Un joueur avec un VPIP de 10% aura une range du type {7-}{7-} + {A-Diamonds}{9-Diamonds} + {K-Clubs}{10-Clubs} + {Q-Hearts}{10-Hearts} + {A-Clubs}{J-Spades} + {8-}{8-}.

Catégoriser les joueurs selon leur VPIP

Cela permet de savoir si un joueur est plutôt "tight" (serré, joue peu de mains) ou "loose" (large, joue beaucoup de mains). Ce chiffre est à relativiser en fonction du nombre de joueurs à la table (heads-up, 4-max, 6-max, fullring). Sur une table de neuf joueurs, un VPIP de 20% indique un joueur serré, un VPIP de 10% ou moins indique un "nit" (un joueur très serré qui ne joue que les meilleures mains).

Statistiques poker : différencier les joueurs larges et serrés grâce au VPIP 101

Si vous avez entendu parler de "nits" ayant gagné pas mal d'argent au poker, il faut savoir que ce style n'est pas très profitable lorsque que l'on affronte des joueurs compétents. Sur des tables où l'on trouve des joueurs avec un VPIP de 80%, ce style reste rentable voire même conseillé. De nos jours, la plupart des joueurs professionnels ont un style "loose", à savoir qu'il jouent beaucoup de mains.

Ce n'est pas forcément vrai sur les petites limites, mais la tendance générale est que les meilleurs joueurs ont un VPIP élevé, qui correspond à un style loose et agressif (dont dépend aussi le PFR dont nous parlerons plus tard). Qui n'a jamais entendu parler de Gus Hansen ou Viktor "isildur1" Blom, capables de jouer les pires mains sur les plus hautes limites, qu'il s'agisse de tournois ou de cash game ?

Toutefois, si vous êtes débutant, commencez par jouer un style serré, que vous élargirez au fur et à mesure que vos compétences augmenteront. Jouer avec un VPIP élevé demande d'être très agressif, tant préflop que postflop, sans quoi cela revient à être le pire type de joueur de poker possible : la "calling station" (qui joue à peu toutes les mains, sans jamais miser/relancer sans un jeu fort).

Un dernier point à propos du VPIP. Le VPIP affiché dans le HUD est une moyenne, il est possible de voir les VPIP d'un joueur en fonction de sa position. L'éventail de mains jouées dépend de la position : plus un joueur est proche du bouton, plus il augmente le nombre de mains jouées pour profiter de l'avantage de la position. Ainsi, un joueur qui aurait un VPIP de 20% quelque soit sa position n'aura vraisemblablement pas compris le concept de position. A l'inverse, un joueur avec un VPIP moyen de 20%, qui passe de 10% UTG à 30% au bouton, sait profiter de l'avantage que lui donne la position.

La suite de cet article parlera de cette statistique indissociable du VPIP : le PFR (pourcentage de relances préflop).

Télécharger Pokerstars sur PokerNews : Contrat Sponsoring 35.000€

Statistiques poker : différencier les joueurs larges et serrés grâce au VPIP 102

Télécharger Pokerstars.fr sur Pokernews vous rapporte 500€ de bonus sur votre premier dépôt, un tournoi de poker gratuit à 300€ de prix et un freeroll de 2.500€ tous les mois exclusif Pokernews. Vous pourrez aussi participer à des tournois de qualifications exceptionnels et exclusifs réservés aux membres de Pokernews pour l'European Poker Tour ou les France Poker Series.

A partir du 22 juillet, PokerStars.fr lance une nouvelle compétition intitulée "Dream Job". Le vainqueur remportera un contrat de sponsoring de 35.000€ et deviendra membre des TV Stars PokerStars, aux côtés de Nicolas Lambert, Marion Nedellec, Cathy Serrat, Gaëlle Acerbis, Céline Bastian et Guilhem Delaporte.

Qu'en pensez-vous ?

PLUS D'ARTICLES

En savoir plus