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Bluff magazine tire sa révérence

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Crée en 2004 et devenu une référence dans le monde entier, le magazine américain Bluff a cessé son activité. Le média avait supprimé son édition papier en janvier dernier et ne fonctionnait plus qu'en ligne. Le site n'est plus alimenté depuis le 14 juillet dernier. Les journalistes ont été licenciés. Triste épilogue.

Churchill Downs Inc., propriétaire de Bluff Magazine, a donc décidé de mettre fin au magazine et de licencier ses employés. C'est son fondateur, Eric Morris qui annoncé la nouvelle sur son compte Twitter confirmant que Bluff Media allait se séparer de tout le personnel et que l'entreprise fermerait ses portes le 15 Août, après plus d'une décennie d'existence. Finalement depuis le 14 juillet, le site est à l'arrêt.

Lance Bradley, le redacteur en chef a également confirmé la nouvelle sur son compte Twitter. " Je travaille pour Bluff depuis plus de 7 ans. Je suis très fier du travail que nous avons accompli et je suis très fier d'avoir pu travailler avec une équipe pareille." a pu déclaré Bradley.

Ultra actif sur les réseaux sociaux, Kevin Mathers fait partie des personnes qui ont été touchées par cette fermeture. Il y travaillait depuis plusieurs années et était très suivi par la communauté poker.

Crée en 2004 en plein boom du poker, Bluff Magazine est rapidement devenu l'un des médias poker de référence aux côtés de Card Player. Le mensuel a notamment gagné en visibilité grâce à son Power 20, classement des personnalités les plus influentes de l'industrie. Au fil du temps, des éditions européenne, australienne et sud-africaine ont même vu le jour. Le magazine a pu compter des contributeurs célèbres comme le joueur Antonio Esfandiari mais a du affronter les mutations de la presse et les secousses au sein de l'industrie comme le Black Friday.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de joueurs et d'acteurs de l'industrie ont fait part de leur tristesse.

Cette nouvelle est une conséquence des mutations que connaît la presse (dans son ensemble d'ailleurs) depuis une dizaine années. L'émergence d'Internet a changé la donne. Des dizaines de magazines et de journaux dans le monde entier ont abandonné leur version papier ou ont mis la clef sous la porte.

En France, les médias poker ne sont pas non plus à la fête ces dernières années. Le nombre de titres de presse poker Print n'a cessé de diminuer. Il en existait une demi-douzaine au moment de l'ouverture du marché en 2010 (Poker VIP, That's Poker, CardPlayer France...). Deux ont survécu : Poker52 et LivePoker. Des sites de news ont aussi disparu comme pokeractu.fr, d'autres ne tournent plus qu'au ralenti comme Ilovepoker.fr (la dernière news postée remonte au 14 mai). Ces éléments traduisent l’essoufflement du secteur.

Les fermetures de rooms en série ces dernières années (Barrièrepoker.fr, Partouche.fr, MyJoaPok, PKR.fr, ACFPoker.fr) ont privé les médias poker de ressources publicitaires. Cette année, aucun média poker français n'a envoyé de reporter pour couvrir les WSOP à Las Vegas, faute de moyen. Une première ! Seul Steven Liardeaux s'est rendu sur place grâce à un financement participatif.

Le coverage des tournois se fait de plus en plus à minima comme le dernier WPT N Bruxelles qui a vu la victoire de Laurent Polito. Hormis le coverage réalisé par le casino, peu de sources d'informations pour les passionnés.

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Julien Tissot

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